Aujourd'hui je ne faiblirai pas "Poème" Ciaran

Publié le par arbrenchemin.over-blog.com

Plus d'horreur. Plus de souffrance.

Ce sont les larmes de cette planète. La terre elle même appelle à la fin des cauchemars, et à une porte vers ce monde meilleur qui, tout le monde le sait secrètement, n'est qu'à quelques centimètres de nous.

Nous avons deux options.

Nous pouvons attendre un sauveur, et prendre le risque qu'il ne vienne pas avant que notre temps ici bas soit épuisé.

Ou nous pouvons être le sauveur, et prendre le risque de ne pas être assez fort pour faire face à l'horreur et y survivre.

Avec le premier choix nous risquons l'ignominie. Avec le deuxième nous risquons l'Enfer.

Et c'est là où la seule dignité réside.

Pas dans les clochers, ou les cathédrales.

Pas dans l'espoir, ni dans la sécurité.

C'est uniquement dans le feu que nous ne compromettons pas la meilleure partie de nous-mêmes.

C'est uniquement lorsque nous regardons le désespoir droit dans les yeux que nous touchons de près le meilleur de notre nature humaine.

Pour nous sortir de notre misère il va falloir puiser dans les plus pures, les plus consistantes et les plus extrêmes expressions du meilleur de notre humanité.

Alors soyons purs. Soyons consistants. Soyons extrêmes.

Cette peur qui vous balafre. Elle aime se cacher dans les formes.

Je suis la peur de l'échec, dit-elle.

Je suis la peur du rejet, la peur de perdre.
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Non.

Ce n'est pas la peur de l'échec.

Ce n'est pas la peur du rejet.

Ce n'est pas la peur de perdre.

C'est simplement de la Peur.

Complète.

Simple.

Peur.

Rien de plus.

Rien de moins.

Ha! Vous croyez avoir des phobies?

Vous pensez que vous avez peur de l'engagement ou de l'intimité?

Conneries.

La peur est un phénomène discret.

C'est une chose en et par elle-même.

Elle se manifeste.

Elle se manifeste à travers une myriade de choses.

Mais au final, ce n'est que de la Peur.

Le chaos, l'horreur, la perte et le gâchis qui croît en vous à chaque fois qu'il peut.

Emmerdez la Peur.

Emmerdez-là jusqu'à sa mort.

Découpez-là en morceaux. Plongez vous dans ses tranchées, là même où elle vous étouffe et attaque le plus.

Mettez-vous là et battez vous.

Battez-vous comme un acharné.

Battez-vous comme un roi.

Battez-vous comme un guerrier jusqu'à l'avoir banni à tout jamais.

Les endroits où elle vous attaque sont les endroits où vous la rencontrerez.

Rencontrez-là.

Détruisez-là.

Détruisez-là avec courage, détruisez-là par les flammes, détruisez là avec cette minuscule parcelle de vous qui refuse à tout jamais d'abandonner.

Parce que si tu me veux, Dieu, tu peux venir me chercher et me prendre.

Parce que si tu veux me briser, c'est ici que je suis.

Parce qu'il y a quelque chose en moi, toujours, qui est sur le point de craquer mais qui dit toujours NON.

Non.

Pas aujourd'hui.

Je ne faiblirais pas aujourd'hui.

Je vais te battre, peu importe le prix à payer, peu importe la terreur, l'humiliation ou la honte.

Je vais te réduire en morceaux car je suis plus fort que toi pour une simple raison.

Je le choisis.

Je choisis d'être plus fort que toi.

Et bien que je n'ai pas la force de plusieurs milliers, j'ai la force d'un.

Et cette force s'étend un tout petit peu plus loin que toi, Peur.

Je te battrais toujours.

Parce que je me jetterais toujours à toi, et je supporterais une seconde de plus que toi la douleur.

Je dirais oui juste une fois de plus que tu ne peux dire non.

Et dans cette simplicité, je suis libre.

En cet instant, tu ne peux me toucher.

Tu es déjà morte.

Tu ne le sais seulement pas encore.

Mais ne t'inquiète pas l'amie.

Tu le découvriras bien assez vite.

 

Publié dans poème

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